Un syndicat de police s’interroge sur l’utilisation d’armes chimiques contre les manifestants

Le syndicat de police VIGI lève l’omerta sur le gaz CS utilisé lors des manifestations des “Gilets Jaunes”. Un gaz considéré comme pouvant être “fatal”

Dans un communiqué, le syndicat VIGI s’interroge sans détour sur les ordres donnés à leurs collègues, concernant des “armes spéciales ou chimiques” et “des marqueurs radioactifs”.

La Présidence et le Gouvernement nous font-ils utiliser à nouveau aujourd’hui des Armes Spéciales ou chimiques, des gaz, des marqueurs radioactifs, afin de contenir ou neutraliser des opposants ?

Y-a-t-il des munitions et/ou des agents chimiques ou autres contenus que l’on nous fait utiliser, qui sont dangereux pour la santé de nos collègues et pour les citoyens ?

Pourquoi aucune information publique, aucune mise en garde publique sur les médias n’a été faite par les pouvoirs publics, en expliquant la dangerosité ?

De nombreuses publications scientifiques sur l’agent CS nous sont communiquées depuis quelques jours à notre demande, en réponse aux bien trop nombreux retours de collègues dont l’état de santé semble se dégrader radicalement de semaine en semaine (très gros problèmes ORL, broncho-pulmonaire, brûlures aux yeux, de peau, etc).

Les services hospitaliers et d’urgence constatent les mêmes blessures et symptômes graves sur les personnes qui viennent les consulter, manifestants et passants ayant été soumis à des expositions plus ou moins longues de gaz de grenades lacrymogènes, grenades assourdissantes et lacrymogènes, aérosols lacrymogènes, etc.

Des armes chimiques considérées comme “fatales”

Selon la classification fournie par les entreprises à l’ECHA (European Chemicals Agency) dans les enregistrements REACH, cette substance est mortelle en cas d’inhalation, toxique en cas d’ingestion, très toxique pour les organismes aquatiques avec des effets néfastes à long terme, provoque une irritation oculaire grave, peut provoquer une réaction allergique cutanée et peut irriter les voies respiratoires.

Au moins une entreprise a indiqué que la classification de la substance est affectée d’impuretés ou d’additifs.

De plus, la classification fournie par les entreprises à l’ECHA dans les notifications CLP indique que cette substance peut provoquer des symptômes d’allergie ou d’asthme ou des difficultés respiratoires par inhalation.

Principaux symptômes et effets, aigus et différés

  • Inhalation: irritation des voies respiratoires, nausées, vomissements, difficultés respiratoires, maux de tête, hyperémie pulmonaire.
  • Ingestion: Diarrhée, spams, convulsions.
  • Contact cutané: rougeur, sensation de brûlure, formation de vessie en cas de réaction allergique.
  • Yeux: effet lacrymal, sensation de brûlure, irritation, conjonctivite, rougeurs, lumière aveuglante.

Notre journaliste qui couvre les manifestations des “Gilets Jaunes” à Paris a lui-même ressenti bon nombre des symptomes évoqués à l’exception des réactions allergiques. 

De nombreux manifestants que nous avons rencontré présentaient eux aussi les mêmes symptômes. 

Le syndicat de police VIGI exige des réponses de la part du gouvernement.

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