Police: trois suicides en deux jours, 29 depuis le début de l’année

Un policier âgé de 25 ans a mis fin à ses jours ce jeudi alors qu’il se trouvait à son domicile à Villejuif (Val-de-Marne). Ce policier a été retrouvé sans vie vers 13 heures selon nos informations.

Le gardien de la paix travaillait dans les locaux de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Le fonctionnaire ne s’est pas présenté à son travail ce jeudi matin, ses collègues se sont alors inquiétés et un équipage de police s’est rendu chez lui.

4 suicides en 5 jours

Il s’agit du 29ème policier à se suicider depuis le 1er janvier alors qu’une fonctionnaire, capitaine de police à la sureté départementale de Montpellier, s’est elle aussi donné la mort ce jeudi matin.

Des chiffres particulièrement inquiétants puisqu’en cinq jours, quatre fonctionnaires de police ont commis l’irréparable. Un policier a mis fin à ses jours à Metz dans la nuit de lundi à mardi et un autre agent qui était âgé de 27 ans, s’est ôté la vie à Paris ce dimanche matin.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, a annoncé vendredi dernier la création « dans les 15 jours », d’« une cellule de vigilance »« pour qu’un policier, un gendarme, un fonctionnaire du ministère, puisse 24 heures sur 24, trouver une oreille attentive et puisse être ensuite accompagné » a-t-il détaillé.

En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Les syndicats sur les nerfs

Le ministre de l’Intérieur avait déclaré que les suicides dans la police nationale ne sont pas « une fatalité », pour le syndicat France police – Policiers en colère “avoir un ministre comme lui, n’est pas, non plus, une fatalité..”

Le syndicat France Police – Policiers en colère ne mâche pas ses mots et s’en prend une fois de plus à l’exécutif dans un communiqué lapidaire.

“L’utilisation abusive des policiers à des fins politiciennes (politique du chiffre, politique de la statistique, maintien de l’ordre face aux Gilets jaunes..), conduit les plus fragiles à se supprimer.

Il n’y a pas d’argent pour rénover les commissariats qui tombent en ruine. Pas d’argent pour les hôpitaux. Pas d’argent pour les flics et les infirmières.. Mais étonnamment, en quelques heures, on réussit à trouver des centaines de millions d’euros pour reconstruire Notre-Dame..

On nous prend vraiment pour des cons.”

 

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