Lubrizol: Des retombées loin d’être inoffensives…

L’incendie était spectaculaire. Une partie de l’usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso, a brûlé jeudi 26 septembre, sans faire de victime. Le feu a été maîtrisé et les habitants les plus proches du site devaient regagner en soirée leur domicile, selon les autorités.

 Les habitants peuvent rentrés chez eux. Les personnes résidant à proximité de l’usine pouvaient “regagner leurs appartements” dès jeudi soir, a indiqué le préfet de Normandie. Par ailleurs, a-t-il dit, “il est toujours conseillé aux personnes fragiles de ces communes de rester chez elles jusqu’à vendredi soir”.

 Les établissements scolaires restent fermés. Les crèches, écoles, collèges et lycées resteront fermées ce vendredi 27, tout comme les Ehpad. Des barrages anti-pollution ont été mis en place sur la Seine pour prévenir tout risque de pollution.

 D’importants moyens ont été mis en place. 240 sapeurs-pompiers, 90 policiers, 46 gendarmes et 50 véhicules ont été mobilisés depuis le début de l’incendie, jeudi à 2h40. Le Centre d’Information au Public (CIP) de la préfecture est joignable au 02 32 76 55 66 pour répondre à tout questionnement.

Des produits d’une grande toxicité

Sur le site du gouvernement où sont recensés les sites classés, on peut accéder à certaines informations concernant les activités du site de Lubrizol, et les informations sur les produits qui y sont stockés ne sont pas rassurantes en comparaison avec les déclarations du gouvernement.

 

On peut y lire quelques termes qui ont de quoi légitimer les questions des habitants qui ont été touchés par les retombées ce jeudi. Là aussi, les autorités se sont voulues rassurantes mais les témoignages d’habitants sont alarmants. 

 

Certains s’interrogent déjà sur de possibles risques radioactifs, mais aussi des risques respiratoires liés à la présence des nombreuses substances présentes. 

De l’amiante dans la toiture

Nos confrères de France Bleue Normandie rapportent que selon des habitués de l’usine, 8 000 m² de l’usine sont équipés d’un toit en fibrociment, matériau reconnu pour ses qualités isolantes mais qui contient de l’amiante.

“On connaît les dégâts sur l’organisme que cela occasionne”, s’inquiète Jean-Michel Bérégovoy, adjoint EELV au maire de la ville de Rouen, interrogé par France Bleu Normandie. “On souhaite que des études précises de la qualité de l’air soit réalisées. Il y a 8 000 mètres carrés de matière amiantée dans l’atmosphère. C’est énorme.”

“Comme dans de nombreux sites industriels, il y a de l’amiante“, indique Pierre-André Durand, le préfet du département qui a tenté de relativiser, “Dans l’air, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, c’est tout à fait clair. En revanche, il y en a sur le site de l’usine et il va y avoir un travail de restauration très poussé à mener.”

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