LREM paye très cher l’utilisation du 49.3

Le recours du premier ministre au 49-3, une erreur politique coûteuse pour le parti présidentiel lors des élections municipales et intercommunales. Sept Français sur dix (71 %) le prédisent, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour le Figaro, à neuf jours du premier scrutin local de La République en marche (LREM), déjà considéré comme une difficile épreuve par ses responsables.

Dans les mêmes proportions, l’opinion désapprouve en large majorité (70%) l’utilisation du 49.3, samedi dernier, afin de couper court aux débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale. 

Le député du Gard démissionne

Regrettant de n’être qu’«un élu de seconde zone», le député du Gard Olivier Gaillard a expliqué dimanche 8 mars à l’AFP sa décision d’abandonner son mandat à l’Assemblée nationale et de quitter La République en Marche.

«Ma démission sera effective au lendemain des élections municipales, le 16 mars, quels qu’en soient les résultats. S’il n’y avait pas eu d’élections, j’aurais quand même démissionné»

Loin d’être un cas isolé

L’élue du Val-de-Marne Albane Gaillot avait critiqué le recours au 49.3 pour faire passer la réforme des retraites et voté la motion de censure déposée par la gauche.

« Mon vote n’est pas un vote de censure ou de sanction du gouvernement, il est un vote contre le 49-3 », avait écrit l’élue val-de-marnaise avant de soutenir la motion de gauche. « Comment imaginer l’adoption d’une telle réforme de manière aussi précipitée et sans le vote de l’Assemblée ? »

Les députés Hubert Julien-Laferrière (Rhône) et Delphine Bagarry (Alpes-de-Haute-Provence) avaient déjà annoncé lundi qu’ils quittaient le groupe La République en Marche à l’Assemblée nationale après la décision du gouvernement de recourir au 49.3.

Le sénateur des Bouches-du-Rhône Michel Amiel a, lui aussi, annoncé son départ du parti de la majorité, tandis que les permanences de campagne d’Édouard Philippe au Havre et du ministre Gérald Darmanin à Tourcoing ont été taguées.

La Raclée En Mars?

L’optimisme de LREM à la veille des municipales fait plaisir à voir. Voici, par exemple, ce que prévoit, dans Le Journal du dimanche, un « poids lourd macroniste » resté prudemment anonyme : « Paris, c’est foutu ; à Marseille, je ne comprends plus rien ; on ne va jamais y arriver à Montpellier ; et à Bordeaux, on va se faire éclater. »

Difficile, on en conviendra, de faire plus enthousiaste. LREM paye son autoritarisme et sa politique antisociale et se prépare à une méchante défaite pour les élections municipales.

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