LREM multiplie les couacs

Couacs, mises en examen, arrestations, les élus LREM en mauvaise voie pour les élections municipales.

Le président LREM de la région Guadeloupe et sa vice-présidente placés en garde à vue pour détournement de fonds publics

Le président LREM de la Région Guadeloupe, Ary Chalus, et sa vice-présidente Marie-Luce Penchard, ont été placés en garde à vue pour détournement de fonds publics en lien avec une embauche.

Selon une information du Figaro, les deux personnes ont été convoquées mercredi 30 octobre dans les locaux de la police judiciaire aux Abymes et se sont vus notifier leur garde à vue peu avant neuf heures, soit 14 heures, heure de Paris.

L’enquête porterait sur des soupçons de détournement de fonds publics en lien avec l’embauche de Pascal Averne, ancien directeur financier de la collectivité de Saint-Martin et actuel directeur général de la SEM Patrimoniale en Guadeloupe.

Un cadre LREM de Reims mis en examen pour trafic de drogue international

Moussa Ouarouss, député suppléant LREM des Yvelines et cadre local de la majorité présidentielle à Reims, est mis en examen pour importation, transport et détention de produits stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille, confiée aux gendarmes de la section de recherches de Reims, selon une source proche du dossier à l’AFP le 30 octobre.

Moussa Ouarouss a été interpellé fin août alors que des saisies «relativement importantes» ont été réalisées. «Entre six et huit» personnes sont mises en examen, placées pour certaines en détention provisoire, dans le cadre de cette enquête portant sur un trafic en lien avec la région marocaine du Rif.

«Il y a eu une période où il était relativement actif. Il était en retrait depuis quelque temps» au moment de son interpellation, a ajouté la même source. Moussa Ouarouss a été placé sous contrôle judiciaire et l’instruction est toujours en cours. 

Interrogé par l’AFP, Moussa Ouarouss a fait savoir qu’il ne souhaitait pas réagir pour l’heure sur le fond de cette affaire. «J’ai répondu aux questions des enquêteurs. Cette affaire ne m’inquiète pas du tout», a-t-il seulement déclaré, affirmant avoir déposé plusieurs plaintes pour diffamation.

Cet ex-membre du PS âgé de 33 ans est député suppléant de Nadia Hai, élue lors des législatives en juin 2017 à Trappes (Yvelines), dans l’ancienne circonscription de Benoît Hamon.

Interrogée par l’AFP, Nadia Hai a assuré ne plus avoir de contacts avec son suppléant «depuis plusieurs mois [en raison de] désaccords politiques». «Je suis tombée de la chaise quand on m’a parlé de cette affaire mais je crois en la présomption d’innocence», a-t-elle ajouté.

Couac de la député LREM du Rhône qui fait la pub pour un SUV 

Si La République en marche (LREM) et le gouvernement tentent d’imprimer une image écologiste en prenant des mesures contre les véhicules fonctionnant au diesel ou en imposant un malus pour les véhicules les plus polluants (un malus pour ceux pesant plus de 1 300 kilogrammes a été lui rejeté), une députée de la majorité vient de commetre une nouvelle bourde.

Invitée par un magazine lyonnais, Nouveau Lyon, à réaliser un test voiture pour son numéro de novembre, la parlementaire du Rhône Anne Brugnera a posé tout sourire au volant d’un SUV (de marque étrangère), pesant entre 1,5 et 1,8 tonne selon les modèles, et roulant… au diesel. Interrogée après sa conduite du bolide, elle atteste que ce véhicule, coûtant entre 31 650 et 53 640 euros, est «robuste» et «sûr», et apprécie certaines de ses qualités comme ses «lignes», «son confort intérieur» et «la sécurité de ses options».

Il n’en fallait pas moins pour provoquer un tollé, chez les écologistes entre autres, Greenpeace ne sait pas fait attendre pour critiquer ouvertement également cette nouvelle gaffe.

 

Le discours de la ministre de la Cohésion des territoires, boudé par les élus, qui ont préféré quitter la salle.

La ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault a défendu la réforme de la fiscalité locale du gouvernement devant les présidents de conseils départementaux réunis en congrès, le 18 octobre dernier, à Bourges, provoquant le départ d’un grand nombre d’entre eux, en signe de protestation.

Les élus ont entonné La Marseillaise dans le hall du centre des congrès, estimant que le gouvernement ne répondait à aucune de leurs revendications.

« Aujourd’hui le dialogue est un peu rompu », a déclaré le président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine Jean-Luc Chenut, dénonçant « une mauvaise réforme ».

« Ce qui est incompréhensible, c’est qu’on supprime la taxe d’habitation perçue par les communes. On nous dit la TVA est une bonne compensation, alors pourquoi ne pas compenser la taxe d’habitation des communes en leur donnant de la TVA à elles ? », a-t-il fait valoir.

Dans le même temps, l’Assemblée nationale a validé vendredi la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales pour 80 % des ménages en 2020, et 100 % en 2023, en assortissant la mesure de gestes envers les collectivités qui vont perdre cette ressource.

Des bourdes à répétition

Si les prises de parole de certains élus ont parfois de quoi rendre jaloux Le Gorafi, les actes de certains membres de la majorité présidentielle sont eux aussi, très éloquents. A l’image des récents votes à l’Assemblée Nationale qui ont fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux, des amendements adoptés sans majorité, des votes reportés dans la nuit ou encore refaire voter les parlementaires qui ont voté contre pour qu’un amendement rejeté soit finalement adopté. Chez LREM, la démocratie c’est quand c’est utile, et uniquement lorsque c’est dans leur intérêt.

Alors que la défiance envers les politiques n’a jamais été aussi grande, l’amateurisme de certains élus, couplé à une déconnexion totale des réalités des Français, risquent de coûter cher à La République En Marche pour les élections municipales de 2020. Certains candidats LREM ont par ailleurs, fait le choix de retirer leur étiquette politique pour les prochaines municipales, espérant ainsi éviter la colère des Français à l’égard du Président de la République et sa majorité.

 

 

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