Gilets Jaunes: Macron: “La démocratie ça ne se joue pas le samedi après-midi”

Emmanuel Macron s’adresse aux derniers gilets jaunes: “La démocratie, ça ne se joue pas le samedi après-midi”


Emmanuel Macron s’est exprimé depuis Biarritz ce vendredi après-midi. Il a adressé un mot aux Français et en particulier aux gilets jaunes toujours mobilisés: “La démocratie, ça ne se joue pas un samedi après-midi.”

Un appel aux Gilets Jaunes à cesser le mouvement, grand loupé, car ce matin Philippe Martinez, leader de la CGT, appelait à se mobiliser les samedis à leurs côtés dans son discours de clôture du congrès de la CGT.

La CGT change de ligne vis à vis des Gilets Jaunes

Critiqué pour son « ambiguïté » vis-à-vis du mouvement des « gilets jaunes » et son manque d’opposition face au gouvernement, la direction actuelle de la CGT a été malmenée lors du 52e congrès du syndicat.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Seul candidat au poste de secrétaire général, Philippe Martinez a été reconduit à tête de la CGT le 17 mai à Dijon, à l’issue d’un 52e congrès difficile pour la direction du syndicat. L’annonce de son élection a suscité une standing-ovation dans la salle, suivie de quelques « tous ensemble ! tous ensemble ! ».

À la tribune, le secrétaire général qui a recueilli 91 % des suffrages exprimés, a salué des « débats vifs, animés, parfois musclés. »

Une mobilisation unie contre le gouvernement

Philippe Martinez a lancé le congrès le 13 mai avec une charge contre la politique d’Emmanuel Macron qualifié de « dieu de l’enfumage ».

Les congressistes ont profité de cette semaine de débats pour lancer un appel à la mobilisation générale « pour mettre en échec les régressions sociales mises en œuvre par le gouvernement à la botte du patronat » et réaffirmer leur « refus » du « projet de loi de transformation de la fonction publique ».

Concernant la réforme des retraites, mise en cause pour son manque de fermeté dans la défense des régimes existants, la direction de la CGT a affirmé qu’elle s’engageait « à combattre le projet gouvernemental Delevoye de système universel de retraites à points et à défendre le maintien et l’amélioration des 42 régimes de retraites existants. »

Des débats musclés

L’ambiguïté du numéro un de la CGT sur les « gilets jaunes », a crispé de nombreux adhérents. « Ces occupations de ronds-points nous ramènent à nos responsabilités face à ces invisibles, éloignés des partis politiques et des syndicats », a lancé une syndicaliste francilienne à tribune en début de semaine.

Philippe Martinez, s’est toutefois défendu d’être « mal à l’aise » ou d’avoir « peur de discuter » avec ce mouvement.

Au sein de la CGT, des syndicats porteurs d’un contre-projet, ont estimé que Philippe Martinez n’était pas suffisamment « contestataire » et reproché à leur direction un manque d’enthousiasme général.

Quoi qu’il arrive cet appel en clôture du congrès à se mobiliser le samedi aux cotés des Gilets Jaunes annonce un printemps jaune et une gronde générale qui ne se calmera pas, peut-être même, s’amplifiera après les résultats des élections européennes dimanche 26.

Une élection perdue d’avance pour LaREM?

”On a une candidate qui ne décolle pas, tous les signaux sont au rouge”, s’alarme un député LaREM auprès de BFMTV.
« Y a le feu au lac! Et à Paris, on n’a même pas demandé aux députés de faire un tour de France pour la campagne!»

« Ça va aller, on a une super tête de liste”, entame un pilier de la majorité, avant d’ajouter, en riant: “Non, je déconne.” Petite pause. On redevient sérieux. “Loiseau ne fait pas rêver les foules, c’est un handicap qu’on ne peux pas nier”.

Certains ne se cachent plus au sein de la majorité présidentielle pour évoquer une défaite cuisante aux élections européennes, craignant une victoire du Rassemblement National.

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