Gaspard Glanz, journaliste à abattre!

 

Gaspard Glanz, journaliste et fondateur de Taranis.news a été violemment arrêté samedi, Place de la république, alors qu’il couvrait la manifestation des Gilets Jaunes.

Que s’est-il passé Place de la République?

Alors qu’il couvrait la manifestation des Gilets Jaunes, Gaspard Glanz a reçu une grenade entre les jambes. Il se met donc à la recherche du commissaire afin de lui toucher quelques mots sur les agissements de ses hommes. 

“Il est où le commissaire?” Sur nos images tournées ce jour on entend très clairement et distinctement le journaliste demander aux policiers où est le commissaire, certains lui font signe d’un haussement d’épaule, d’autres l’ignore. Jusqu’à ce que l’un des policiers pousse violemment Gaspard Glanz. 

A ce moment précis Gaspard Glanz n’a pour seule réaction que de faire un “doigt d’honneur” au policier. Les policiers chargent, procèdent à son interpellation, et dans le même temps, chargent les autres journalistes présents pour les empêcher de filmer de la scène. 

Voici la scène en images, filmée par notre journaliste sur place:

Si l’outrage est répréhensible, il ne nécessitait pas l’interpellation de Gaspard Glanz, clairement identifié et connu, il aurait pu être convoqué ultérieurement comme tout justiciable.

Une garde à vue plus que discutable

Il est placé en garde à vue, durant 48 heures pour cet “incident”, mais un outrage peut-il mené à une telle garde à vue? La réponse est non, évidemment. Pour pouvoir le maintenir en garde à vue les policiers lui reprochent “Une participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations”.

Inutile de préciser qu’avec environ 15 000 euros de matériel sur lui, il n’était pas là pour jeter des caméras sur les forces de l’ordre… Par ailleurs la moitié de son matériel professionnel a été détruit au moment de son interpellation a t-il expliqué à sa sortie du TGI de Paris.

Il explique également que durant ces 48 heures de garde à vue, il n’a pas pu manger, à peine bu, et laisse entendre que sa garde à vue a été pour le moins violente, il a de nombreux bleus sur le corps et des écorchures au cou.

Images Charles Baudry - Journaliste indépendant

Interdiction de couvrir les manifestations

Une atteinte à liberté de la Presse et à la liberté d’informer, il lui est interdit de couvrir les manifestations chaque samedi et également le 1er mai. Interdit donc, d’exercer sa profession…

Gaspard Glanz couvre depuis dix ans les manifestations, les mouvements sociaux, de Notre-Dame Des Landes à la Jungle de Calais en passant par l’affaire Benalla, ses images ont été diffusées par bon nombre de grands médias. Même si vous ne le connaissiez pas jusqu’à aujourd’hui, vous avez très certainement déjà vu ses images.

Aujourd’hui il s’agit de faire taire les journalistes indépendants, afin que la réalité ne puisse être vue aux yeux de tous, déjà en 2017 il avait été la cible de menaces de mort par des policiers sur les réseaux sociaux. 

Aujourd’hui c’est sur la place publique que l’on muselle la Presse, dans le plus sombre déni du gouvernement, le doigt d’honneur de la Justice à la Presse est bien plus violent et condamnable.

 

webinfo-france apporte son soutien à Gaspard Glanz et Taranis.news, non par corporatisme ou par proximité, mais parce que son travail relève de l’intérêt public.