Décidément la vodka fait des dégâts…

Ce samedi pour l’Acte XIX des Gilets Jaunes, le ministre de l’Intérieur a encore eu un gros problème de Mathématiques. Alors que la Place Beauvau annonçait 5000 manifestants à Paris, la Préfecture de Police de Paris annonçait 6825 contrôles préventifs. Quelque chose ne tourne décidément pas rond entre les autorités…

Ecole élémentaire: l’addition

Les chiffres remontés par les différentes préfectures à l’échelle nationale sont simplement a additionner les uns aux autres pour obtenir le nombre total de manifestants. Un exercice relativement simple, à la portée de la plupart des élèves de CE2, pourtant, dans les plus hautes sphères du Ministère de l’Intérieur, cela semble impossible a réaliser.

Des “contrôles préventifs”

Outre des manifestants, ou possibles manifestants, les forces de l’ordre ont également effectués ces fameux “contrôles préventifs” sur la quasi-totalité des journalistes. Un détail étonnant, la fouille complète et approfondie des journalistes indépendants, fouille corporelle avec palpation, inventaire des matériels professionnels et des équipements de protection. Et comme si le fait de fouiller des journalistes dans un hall de métro comme de vulgaires dealers, ne suffisait pas, petit contrôle au fichier TAJ, on ne sait jamais…

Notre journaliste sur place n’y a pas échappé, c’est à sa sortie du métro Place Denfer Rochereau qu’une dizaine d’agents en civil se sont précipité vers lui, lui expliquant qu’ils allaient procéder à un contrôle. Clairement affiché “Presse” et parfaitement reconnaissable, il s’est soumis à ce contrôle en toute transparence. Les agents sur place ont tenté, face à son incompréhension, de se justifier en expliquant que “des casseurs” se feraient passer pour des journalistes. 

L’explication semble difficile à croire tant le matériel coûte cher et n’est pas à la portée du premier venu, mais soit, notre journaliste et son agent de sécurité se soumettent jusqu’au bout à ce contrôle, face à ces policiers très pointilleux mais néanmoins très courtois.

Après dix minutes d’attente, et un deuxième contrôle au fichier TAJ – pourrait-il changer en dix minutes? – un OPJ arrive et décide de les laisser partir tout en les autorisant à garder leurs équipements de protections et s’excuse pour la gêne tout en ajoutant qu’ils ont “des ordres”.

A quelques mètres de là, un photographe de presse subit le même contrôle mais aura moins de chance que notre équipe puisqu’il sera emmené au poste en vue de son placement en garde à vue. Dans son sac, son matériel professionnel, son ordinateur portable et une casquette renforcée pour sa protection, c’est cette dernière qui motivera la décision des policiers…

Marin Driguez a été relâché peu après, à 11h55, du commissariat du 13ème arrondissement, son arrestation ayant provoqué la colère de la profession sur Twitter.

En fin de journée, c’était le tour de journaliste pour Taranis.news alors qu’il quitte la manifestation et s’apprête à acheter un ticket de métro, la Police l’interpelle pour la possession d’un casque de vélo, il sera conduit au commissariat de la Gare du Nord pour une heure de contrôle et de fouille de son matériel où il refusera – tout naturellement – de donner son ADN. C’est donc après une heure d’attente et en voyant son avocat arrivé que les policiers ont laissé partir notre confrère.

 

Le recours systématique à des fouilles sur les journalistes pourrait encore se comprendre, mais les arrestations abusives sous couverts de motifs fallacieux, elles, restent incompréhensibles, et se multiplient de semaines en semaines.

Les autorités chercheraient-elles délibérément a empêcher les journalistes indépendant de couvrir ces événements? Beaucoup ont déjà prévenu, rien ne nous fera taire, ni les menaces, ni les intimidations, ni les arrestations, nous continueront coûte que coûte à couvrir ces événements et à faire notre travail, si l’Etat ne reconnait plus la liberté d’expression, elle sera toujours notre fer de lance.

Streets Medics eux aussi

Les Streets Medics, eux aussi, ont été ciblés par ces contrôles, et beaucoup se sont vu confisquer leurs équipements de protections, voir même du matériel de soin. 

Malheureusement pour eux, la police ne s’est pas arrêtée aux contrôles préventifs, puisque même après les avoir dépouillés de leurs matériels, certains ont été arrêtés dans le seul but de ne pas les laisser venir en aide aux victimes. 

 
 
 
Ce ne sont plus des dérives autoritaires désormais, mais des méthodes fascistes qui n’ont pour seul but de faire taire les oppositions et la Presse.

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