Décédé suite à une interpellation

Le 03 janvier, à 9h56, Cedric C., livreur de 40 ans, est contrôlé par des policiers à l’angle de la rue sufresne et du quai de Branly. Au cours de ce contrôle routier son cerveau cesse d’être oxygéné. Clef d’étranglement ? Plaquage ? Simple crise cardiaque? L’avocat de la famille, Maître Arié Alimi s’interroge et décidé de lancé un appel à témoin.

 

Décédé suite à une interpellation

Puis la triste nouvelle tombe dimanche, lorsque l’avocat de la famille révèle que Cédric est décédé à 3h30.

Lundi, peu avant midi, MaîtreArié Alimi communique de nouveau pour expliquer que l’appel à témoins lancé sur les réseaux sociaux a porté ses fruits et qu’il a pu obtenir des vidéos et témoins de la scène.

Conférence de presse de la LDH

La Ligue des Droits de l’Homme a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce mardi 07 janvier à 10h30 afin de dévoiler les informations recueillies sur la mort de Cédric C. 

Des vidéos et témoignages accablants

Dans un communiqué du 7 janvier et après la diffusion de ces vidéos, le procureur de la République Rémy Heitz a rendu public les premiers éléments de l’autopsie faisant état d’une « manifestation asphyxiée avec une fracture du larynx » et d’un « état antérieur cardiovasculaire ». Ces résultats, ainsi que les auditions et les exploitations d’enregistrements vidéo, ont conduit le parquet à ouvrir une information judiciaire pour “homicide involontaire”. 

Selon la version policière, citée par Le Parisien et LCI, aux alentours de 10 heures, contrôlé sur son scooter « en train de téléphoner », Cédric aurait été « irrespectueux et agressif ». Les policiers décident alors de l’interpeller pour outrage. Il aurait résisté, et une fois menotté, aurait fait un « malaise cardiaque ».  

Mediapart a pu se procurer des vidéos qui ne corroborent pas cette version des faits. C’est en effet une réalité bien différentes que divulguent les images. Lors du contrôle et avant même d’être mis au sol , Cédric n’agresse pas les agents de police, mais les filme. Encore casqué, il est plaqué au sol sur le ventre par trois policiers qui persistent à se maintenir sur lui alors qu’il montre des signes d’épuisement. 

Plusieurs témoins de la scène affirme que Cédric n’était non seulement pas agressif du tout, mais qu’en plus les policiers se sont “acharnés sans raisons” alors même que Cédric était déjà au sol .

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