A l’Intérieur, Castaner fait taire les récalcitrants

C’est un énième séisme pour les syndicats et plus particulièrement VIGI, dont le Secrétaire Général, Alexandre Langlois, a été écarté sans ménagement par le Ministre de l’Intérieur en personne selon le syndicat.

La haute hiérarchie policière voulait ma tête depuis longtemps, appuyée par des syndicats comme Unité SGP Police ou le SCPN.

A l’heure où la police nationale manque de policiers, ces bureaucrates ont demandé au Ministre de l’Intérieur, qui lui aussi veut me faire taire, de me sanctionner pour avoir froissé leurs égos, alors que je suis noté 6 sur 7 professionnellement, avec des appréciations élogieuses de ma hiérarchie.

Résultat 12 mois d’exclusion temporaire de fonction, dont 6 avec sursis. C’est une décision personnelle de Monsieur CASTANER, donc politique, mon conseil de discipline n’ayant fait aucune recommandation. Mais Monsieur CASTANER n’assume même son acte en faisant signer une personne par délégation. A moins qu’il soit indisponible pour cause de soirée au Noto, vu que comme il le dit lui-même il n’est Ministre que 7 jours sur 4.

Une sanction politique

Le Secrétaire Général du syndicat de police VIGI ne mâche pas ses mots, et ce n’est pas une première. Il avait déjà fait parler de lui à de nombreuses reprises en évoquant notamment les suicides au sein des forces de police, ou encore sur l’affaire des agressions sexuelles du médecin de police de Metz. 

Et selon l’intéressé, c’est bel et bien ses multiples prises de positions qui lui ont coûté cette sanction.

Je paye également les prises de positions de notre syndicat sur la gestion du maintien de l’ordre, ou plus exactement de la répression sociale, lors du mouvement des gilets jaunes.

Enfin le gouvernement n’a pas digéré et Monsieur le Président de la République Emmanuel MACRON en particulier, que nous déposions plainte et nous portions partie civile dans l’affaire BENALLA/MACRON. D’ailleurs ma sanction a été signée le 21 juin 2019, lendemain de mon passage dans Envoyé Spécial sur France 2, sur ce sujet.

Mais Alexandre Langlois ne s’arrête pas là, il dénonce une sanction politique, qui n’a pour but que de l'”asphyxier” et de le mettre dans une situation financière délicate.

Le Ministre de l’Intérieur et sa clique de hiérarques veulent m’asphyxier financièrement par des exclusions temporaires en cascade. Leur stratégie est de détruire ma famille et d’affamer ma femme et mes deux enfants de 6 et 2 ans, car je suis le seul revenu de mon foyer, ma femme ayant dû suspendre son activité pour s’occuper de notre second enfant né prématurément.

Le Ministre de l’Intérieur avait connaissance de tous ces éléments en décidant de sa sanction politique à mon encontre, l’assistante sociale du Ministère de l’Intérieur lui ayant transmis son rapport. De plus il refuse d’appliquer une décision de Justice, qui condamne le Ministère de l’Intérieur à me verser 6500€ pour la discrimination syndicale que j’ai subie entre 2012 et 2014.

Une plainte contre le Ministre de l’Intérieur

Ce vendredi, le syndicat VIGI a fait savoir qu’Alexandre Langlois allait déposer plainte auprès du Procureur de la République de Paris dans le cadre de cette affaire.

Notre secrétaire général Alexandre LANGLOIS va déposer plainte auprès du procureur de la République de Paris, par l’intermédiaire de son avocat Maître BOUZROU contre le ministre de l’intérieur pour discrimination syndicale aggravée par la circonstance que la discrimination a été commise par une personne chargée d’une mission de service public dans l’exercice de ses fonctions, et ce dans le but de refuser à Alexandre LANGLOIS le bénéfice d’un droit accordé par la loi, celui de la liberté syndicale.

 

Aenean pulvinar accumsan ut nunc id commodo libero et, libero Lorem at